Thé et origine : un peu d’histoire sur la boisson

Après l’eau, le thé tient le deuxième rang de la boisson la plus consommée à travers toute la planète. Il est obtenu en infusant des feuilles séchées issues du théier ou Camellia sinensis. Plus de 36 000 tasses sont bues par seconde dans le monde entier, ce qui revient à environ 1 200 milliards de tasses chaque année. Sans doute parce qu’il s’agit d’un breuvage hydratant. Mais les bienfaits du thé sont également notables. C’est ce qui pousse beaucoup de gens à en boire dans différentes situations. Cette boisson aromatique n’est pas née de la dernière pluie. Sa plantation, sa cueillette et son mode de consommation ont évolué au fil du temps. Découvrez dans cet article qui a trouvé le thé, son origine et la naissance des différentes variétés.

Quelle est l’origine du thé ?

Selon les mythes et légendes, l’origine du thé remonte à environ 5000 ans en Chine. Ce breuvage ancestral est fabriqué à l’aide des feuilles d’un arbuste provenant essentiellement des piémonts orientaux de l’Himalaya. Il a été découvert par hasard par l’empereur Shen Nong. Ce dernier avait à l’époque l’habitude de boire de l’eau bouillante pour se désaltérer. Un jour, quelques feuillages de l’arbuste ont atterri dans sa boisson pendant qu’il prenait sa sieste. Elles se sont infusées à l’intérieur et ont donné un rendu plus teinté et parfumé. Au réveil, le souverain a apprécié son goût délicieux. Depuis lors, il a ordonné de cultiver des théiers dans les jardins.

Historique du parcours de la boisson

Depuis la grande découverte de l’empereur, les infusions deviennent incontournables et commencent à s’étendre dans le monde entier. Après la Chine et l’Inde, le commerce atteint en premier lieu l’Europe, puis continue dans les colonies anglaises avant de toucher tous les autres pays. Les thés sont très plébiscités à l’origine grâce à leurs vertus médicinales avant de devenir une boisson quotidienne dans de nombreux endroits.

L’origine des thés parfumés et aromatisés

Cette pratique est aussi une tradition occidentale. Elle consiste à fabriquer des breuvages avec des arômes naturels ou artificiels, ou des huiles essentielles. Il est possible d’ajouter des parfums fleuris de pétales (jasmin, verveine, rose, magnolia), de fruits séchés (bergamote, agrumes, framboise) ou des épices (cannelle, menthe, menthe poivrée). Une fois cueillies, les feuilles de théier sont déposées dans des paniers d’osier accompagnés de plantes parfumés en vue d’imprégner les contenus d’une odeur exquise.

L’Earl Grey fait partie des plus reconnus. C’est un thé noir doté d’une agréable saveur de la bergamote, un agrume hybride en croisant le citron vert avec l’orange amère. Ce breuvage est très connu pour ses propriétés relaxantes. L’usage de cette boisson millénaire n’est plus limité au cadre thérapeutique, celle-ci devient un désaltérant raffiné au quotidien.

Les thés dans tous ses états

En parlant de thé et origine, les infusions sont produites avec des feuilles séchées qui proviennent naturellement du théier ou Camelia Sinensis. Ce dernier est un arbuste très rameux, ayant une hauteur d’environ 5 à 10 mètres, voire 15 mètres à l’état sauvage. Il est souvent taillé à 1,10 mètre du sol pour faciliter la récolte. Ses fleurs d’une taille d’à peu près 3 centimètres sont aromatiques, solitaires, axillaires et aussi persistantes.

Ces petits arbres poussent généralement dans les zones tropicales ou subtropicales, bénéficiant d’un taux d’humidité élevé, de pluies abondantes et s’exposant à un meilleur ensoleillement. Ils sont plus favorables en altitude. Tel est le cas des thés Darjeeling en haut de l’Himalaya.

Pour obtenir certains crus, la plantation des théiers se réalise dans les « jardins ». En fait, comme les grands vins, ce breuvage ancestral bénéficie d’un nom spécifique suivant son origine, son terroir, sa période de récolte et ses propres processus de fabrication.

Citons entre autres le Gyokuro du Japon, le blanc du Népal, les thés de Chine, le Darjeeling, le Pu Er de Yunnan, etc. Les bourgeons et jeunes pousses des théiers sauvages, qui repoussent naturellement sans être taillés par les humains, fournissent des grands crus aux saveurs incroyables comme les Écailles de Dragon, des variétés blanches issues des régions montagneuses dans le nord du Vietnam.

La cueillette

La récolte des feuilles du théier s’effectue trois fois par an afin d’obtenir une saveur particulière. Dans l’Himalaya, la première cueillette offre des variétés rares, vives et fraiches, au goût plus doux et végétal. Le deuxième ramassage produit une saveur plus parfumée et fruitée. La dernière récolte offre des crus moins fins et plus épicés.

Il est possible de cueillir différentes parties de l’arbuste. Parmi celles-ci, il y a les bourgeons recouverts d’un duvet blanchâtre, qui produisent entre autres les fameux Orange Pékoe. Les plus jeunes feuillages de couleur vert clair sont riches en substances, dont la théine, les tanins, etc., qui garantissent goût et finesse à la boisson. Plus on descend vers les branches, plus les saveurs disparaissent.

 

homme ceuillette

Les différentes variétés de thés

Contrairement à ce qu’on le pense, les feuillages ont pour origine un même arbuste. Les nombreuses appellations découlent de la diversification des méthodes de fabrication et les lieux de culture.

Le thé blanc

Il est constitué de jeunes bourgeons, qui sont encore couverts du duvet blanchâtre, et des plus jeunes pousses de la branche. Ce produit allie à la fois qualité et grande finesse, de par son délicat flétrissage afin d’éviter que les feuilles rougissent ou noircissent. Il convient bien aux buveurs de thé haut de gamme.

Le thé vert

Reconnue pour ses vertus minceur, cette variété est obtenue grâce au séchage naturel à l’air libre pour préserver la belle couleur verte. Une fois cueillies, les feuilles peuvent être flétries et chauffées à haute température rapidement pour tuer les enzymes et arrêter la fermentation. Puis s’ensuivent maintes fois le roulage et le séchage.

Chun Mee est le thé le plus populaire en Chine. Il se caractérise par son goût acide, assez doux et fleuri, accompagné d’une légère touche d’amertume. Le matcha, l’incroyable thé vert japonais, un produit d’excellence.

Le thé noir

Très répandu en occident, ce type est obtenu en oxydant complètement les feuillages verts. En fait, ces derniers sont flétris entre 18 et 32 heures, puis roulés et laissés reposer entre 1 et 3 heures pour la torréfaction. Ils sont par la suite chauffés à une température élevée pour arrêter l’oxydation avant d’être tamisés.

Le thé Oolong

D’origine taïwanaise ou chinoise, les Oolong sont des produits semi-fermentés. Après la cueillette, l’oxydation est démarrée en flétrissant les feuilles au soleil. Celles-ci sont portées par la suite dans une pièce à haute température pour détruire les enzymes à mi-chemin de la fermentation. Cette méthode permet d’offrir un arôme fruité ou très végétal.

Le thé fumé

Ce sont les thés noirs d’origine chinoise constitués de vieux feuillages, mais puissants qui sont roulés, légèrement grillés sur des plaques chaudes et étalés sur des claies en bambou sur un feu de racines de pin. À l’issue, les boissons millénaires bénéficient d’une note fumée aromatique.

Le thé rouge ou rooibos

Il s’agit d’une décoction nationale sud-africaine, qui est conçue avec des produits d’un arbuste de la région, d’où son appellation. Ce breuvage se caractérise par sa douceur fortement appréciable, sa richesse en vitamines et sa basse teneur en théine.

Les différentes manières de consommer le thé

À l’origine, ces boissons désaltérantes sont utilisées à des fins thérapeutiques. Il existe toutefois de multiples façons de boire le thé, suivant chaque pays. Qui ne sait pas encore la célèbre cérémonie du thé au Japon, en l’occurrence le thé Matcha ? Les thés ont une place importante ans la vie des Chinois, qui les préparent souvent dans une théière suivant une technique traditionnelle.

Les Américains préfèrent notamment boire le thé glacé avec une rondelle de citron. Les Argentins prennent leur Yerba Maté, le fameux thé vert amer à tout moment de la journée. L’Earl Grey est une tisane sacrée pour les British, qui le prennent tous les jours, en nature ou accompagnée de lait. Si les Français apprécient largement les boissons parfumées, les Mongoliens utilisent des épices.

Est-ce que le thé est hydratant ?

Outre l’eau, ces boissons aromatiques constituent un excellent apport d’hydratation. Elles peuvent être consommées froides, tièdes ou chaudes pour compléter vos besoins en liquide au quotidien. Un bon thé d’origine naturelle permet à cet effet de vous désaltérer, mais aussi d’éparpiller les aliments non digérés qui stagnent dans l’estomac. Il contribue également au traitement de certaines maladies. Certaines variétés drainent les matières adipeuses, améliorent l’acuité visuelle, éliminent le stress ou encore favorisent les activités du cerveau.

Où trouver les meilleures sélections de produits ?

Pour bénéficier des nombreux bienfaits de ce désaltérant, il est nécessaire d’acheter les meilleurs produits. Une panoplie de boutiques officielles propose une grande variété selon vos besoins. La «maison Thé d’Asie » propose, par exemple, les meilleurs thés bios venant d’Asie : verts, noirs, Oolong. Ceux-ci possèdent comme origine des fermes authentique et un savoir faire, dans le respect de la nature et sans produit de synthèse afin de garantir et fournir une qualité exceptionnelle. L’essentiel est d’adopter les feuilles à infuser de bonne qualité artisanale, de préférence bio.

 

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